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"Pourquoi nous défendons le projet de pôle bois de Sardy"

Une dizaine d'élus locaux de la Nièvre ont signé un communiqué de presse ce 12 février, pour faire connaître leurs arguments pour l'installation d'une scierie industrielle à Sardy-lès-Epiry.

  • L.G.
  • Publié le 12/02/2013 | 10:53, mis à jour le 12/02/2013 | 15:59
Le complexe de Sardy-lès-Epiry ressemblerait à celui de Vielsalm (Belgique) / Archives
Le complexe de Sardy-lès-Epiry ressemblerait à celui de Vielsalm (Belgique) / Archives
"Parce que la Nièvre ne peut-être le seul département en France qui refuserait l’installation de projets industriels, à l’heure où des milliers d’emplois disparaissent". Tel est l'argument numéro un présenté par les élus locaux regroupés autour de Jean-Paul MAGNON, Conseiller général du canton de Corbigny.

Dans ce communiqué de presse 5 points sont abordés :

- Tout d'abord la nécessité d'accueillir un projet industriel en période de crise
- Ensuite un rappel à la loi : les élus agissent en toute légalité ; les opposant doivent aussi agir dans la légalité. Aucune forme d'occupation illégale ne peut donc être acceptée.
- Troisièmement les élus rappellent qu'ils ont toujours oeuvré pour l'environnement dans le département, et qu'ils poursuivent l'objectif du développement durable.
- Quatrièmement les élus restent attentifs à la qualité de vie, et seront vigilants sur les conditions d'exploitation du site.
- Enfin dans un souci de transparence les élus rappellent que le projet est soutenu à 10% par des fonds publics, et non à 75% comme le laissent penser certains communiqués.

Le projet de Sardy les Epiry est porté par des capitaux belges et français. Il prévoit la création d'une scierie couplée à une centrale biomasse, ou co-générateur, capable de fournir la moitié des besoins nivernais en électricité.

Depuis le début du mois de février le projet a fait parler de lui à plusieurs reprises :

Lundi 4 février 2013 : sous protection policière, des bûcherons coupent quelques arbres dans la forêt près de Sardy-lès-Epiry. Des manifestants tentent de s'y opposer. Ils annoncent qu'ils vont occuper le site et ont le soutien des collectifs locaux de Notre Dame des Landes.

Mardi 5 février 2013 : les associations se regroupent et créent un collectif, ainsi qu'une "zone à défendre", à l'image de ce qui s'est fait à Nantes pour le projet d'aéroport.

Mardi 12 février : une dizaine d'élus nivernais font part de leurs arguments en faveur du projet à travers un communiqué de presse
Un communiqué signé par 10 élus locaux

Voici l'intégralité du communiqué :

Pourquoi nous défendons le projet de pôle bois de Sardy !

1- Parce que la Nièvre ne peut-être le seul département en France qui refuserait l’installation de projets industriels, à l’heure où des milliers d’emplois disparaissent.
Notre réponse, en lien avec l’agence de développement économique de la Nièvre c’est bien de convaincre des investisseurs de s’installer sur le territoire.
La très grande majorité des Nivernais attendent de leurs élus un engagement sans faille pour cet objectif.

2- Parce que nous agissons en toute légalité, nous attendons la même attitude des opposants au projet. En cela, nous apportons notre soutien aux organismes publics qui ont du procéder à la coupe de quelques arbres exclusivement pour préparer les compensations écologiques qui doivent être menées selon un calendrier réglementaire très strict.
Dans le même esprit, nous n’acceptons toute forme d’occupation illégale du site.

3- Parce que, depuis de longues années nous agissons, sur le territoire du Parc Naturel Régional du Morvan, comme dans l’ensemble de la Nièvre, pour que ce département soit un exemple en matière de protection de l’environnement et de développement durable, nous poursuivrons cet objectif.
Les opposants au projet de Sardy n’étaient pas à nos côtés pour créer de nombreuses Zones Natura 2000 ou préparer la Charte forestière du Morvan. Si la Charte forestière doit être renforcée pour être encore plus près des réalités du terrain, nous y sommes prêts.
Si comme nous le pensons, la loi doit évoluer pour mieux préserver la forêt, nous le ferons savoir.

4- Parce qu’attentifs à la qualité de vie, nous ne céderons rien et resterons très vigilants sur les conditions d’exploitations de ce site, qui doivent être parfaitement conformes aux règles françaises et européennes fixées.
Plus que d’opposants hostiles à tout compromis, nous avons besoin de « vigilants », capables avec nous d’obtenir des garanties et de veiller à la permanence des contrôles.

5- Parce que nous voulons que ce projet soit conduit en toute transparence, sans travestir la vérité et les chiffres, nous récusons totalement l’erreur abondamment diffusée, selon laquelle ce projet serait soutenu par les fonds publics à hauteur de 75% alors qu’il n’en mobilise que 10%.
La démocratie n’est pas une « guérilla », c’est un dialogue. Depuis le début, c’est notre méthode, et pour l’avenir, nous y sommes prêts.

Jean-Paul MAGNON Conseiller général du canton de Corbigny, Christian PAUL député de la Nièvre, Bernard MARTIN conseiller général du canton de Chatillon en Bazois, Henri MALCOIFE conseiller général du canton de Château-Chinon, Fabien BAZIN conseiller général du canton de
Lormes, Emile VIELLIARD conseiller général du canton de Brinon sur Beuvron, Bernadette LARIVE conseiller général du canton de Saint-Saulge, Jean-Louis LEBEAU conseiller général du canton de Clamecy, Jean-Sébastien HALLIEZ Président de la Communauté de communes des Portes du Morvan, Jacques LEGRAIN conseiller général du canton de Prémery.

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