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François et Sophie Rude, citoyens de la liberté

Une grande exposition consacrée à ce couple d'artistes bourguignons débute vendredi 12 octobre 2012 à Dijon

  • B.L.
  • Publié le 12/10/2012 | 11:27, mis à jour le 18/10/2012 | 09:03
Sophie Rude (1797-1867), Portrait de François Rude, 1842, Huile sur toile - 100 x 81 cm © Dijon, musée des Beaux-Arts
© Dijon, musée des Beaux-Arts Sophie Rude (1797-1867), Portrait de François Rude, 1842, Huile sur toile - 100 x 81 cm
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Dijon: exposition François et Sophie Rude

Le musée des Beaux Arts de Dijon ouvre une exposition autour du couple d'artistes originaires de Dijon, François et Sophie Rude. C' est la première rétrospective consacrée au sculpteur François Rude depuis 1955. C'est aussi une découverte de l'oeuvre de Sophie Rude.

Jusqu'au 28 janvier 2013, Dijon va rendre hommage à deux de ses enfants : François Rude, sculpteur de la Marseillaise de l'Arc de Triomphe, et sa femme Sophie Frémiet, portraitiste. Une exposition leur est consacrée au musée des beaux-arts, au musée Rude et à la Nef.

Ce couple d’artistes engagés a fait une brillante carrière, chacun dans son domaine respectif.

François Rude fut l'initiateur du romantisme en sculpture. Il a travaillé pour des commandes publiques et privées. Le chef-d’œuvre de ce sculpteur reconnu est sans conteste Le Départ des Volontaires qu’il réalise en 1836 pour l’un des piédroits de l’Arc de triomphe de l’Étoile à Paris.
 

Sa femme Sophie était aussi très appréciée de ses pairs, même si elle connut une carrière plus modeste. Ses œuvres ont été exposées aux Salons de Paris, Gand et Bruxelles. Après avoir reçu l’enseignement d’artistes renommés (Anatole Devosge et Jacques-Louis David), elle a formé à son tour d’autres artistes, à Bruxelles puis à Paris.

L'exil à Bruxelles

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Lors du retour des Bourbon au pouvoir, François Rude a accompagné la famille Frémiet - qui était bonapartiste - en exil à Bruxelles en 1816. C'est là qu'il épouse la jeune Sophie. Comme de nombreux exilés français, ils fréquentent l'atelier du peintre Jacques-Louis David. En 1828, le couple regagne la France et s’installe à Paris. A partir de cette époque, Rude va rompre avec l’académisme, engageant ainsi la sculpture française dans la voie de la vie. De son côté, Sophie s’est surtout fait connaître par ses portraits qu’elle expose régulièrement aux Salons de Bruxelles, Gand, Anvers, Paris et Dijon.
 

En 1842, François Rude ouvre un atelier rue d’Enfer à Paris. Il y formera, jusqu’à sa mort, de nombreux disciples. En 1846, la ville de Dijon se décide enfin à commander à l'artiste une statue en lui laissant le choix de son sujet. Ce sera Hébé et l’aigle de Jupiter : Hébé, la déesse de la Jeunesse, drapée d’un pan d’étoffe qui glisse le long de son corps, tient une coupe d’ambroisie que l’aigle de Jupiter cherche à atteindre. Cette oeuvre est entrée au musée en 1857, deux ans après la mort du sculpteur dijonnais. Il est inhumé au cimetière Montparnasse où son épouse Sophie l'a rejoint en 1867.

Découvrez quelques unes des plus belles oeuvres de François et Sophie Rude

Une exposition internationale

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Pour organiser cette exposition événement, le musée des Beaux-Arts de Dijon a fait appel à ses collections propres, qui contiennent les fonds les plus importants. Certaines oeuvres ont été sorties des réserves et restaurées pour l’occasion.
 

Par ailleurs, cette exposition internationale a vu le jour grâce aux prêts de très nombreux musées. Certains sont à l'étranger (Belgique, Etats-Unis). Les autres sont en France : Angers, Rouen, Toulouse, Versailles... Il y a aussi de nombreux établissements parisiens : les musées Bourdelle, Carnavalet, d’Orsay, le Louvre, le Petit Palais, etc. Plusieurs musées de la région ont également apporté leur contribution (Beaune, musée Denon à Chalon-sur-Saône, musée de la Vie bourguignonne à Dijon, musée Noisot à Fixin). Sans oublier qu'un certain nombre d'œuvres ont été prêtées par des particuliers qui ont souhaité conserver l’anonymat.

Le programme complet de l'exposition "François et Sophie Rude, citoyens de la Liberté. Un couple d’artistes au XIXe siècle"

Des cadeaux à gagner !

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De très nombreux événements accompagnent cette grande exposition : un colloque international consacré au monumental dans la sculpture des XIXe et XXe siècles, des visites commentées de l'exposition, trois nocturnes, des ateliers d’arts plastiques, un parcours à travers la ville de Dijon et en Côte-d’Or, pour marcher sur les pas de François Rude, etc.

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