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Nièvre : la filière bois s'organise et investit

La scierie du Gouloux investit 500 000 euros dans une nouvelle unité de sciage, pour demeurer concurrentielle

  • F.L.
  • Publié le 09/10/2012 | 12:14, mis à jour le 15/10/2012 | 13:00
© FTV
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La Nièvre est le leader en Bourgogne des volumes de bois produits :

32 % de la récolte forestière vient de la Nièvre avec 698 milliers de mètres cube (en 2010)

La forêt Nivernaise est la première chênaie de France, avec 19 millions de chênes et 2,8 millions de pins Douglas.

Récolte par activité

64 % est destinée au bois d’œuvre (charpente…)

22 % au bois d’énergie (chauffage…)

14 % au bois d’industrie (contreplaqué..)

Sur la première transformation , la Nièvre se positionne en tête

Par rapport à ses voisins régionaux, la Nièvre se positionne en tête avec 237 376 m3 des sciages produits.

Le sciage de feuillus ne cesse de diminuer, au profit de résineux.

La transformation du bois brut s’exporte en dehors de la région ou du territoire national.

Par conséquent, il faut se diversifier.

C’est ce qu’ a décidé la scierie Marchand, aux Gouloux dans le Morvan.

Elle a investi dans une nouvelle unité de sciage destinée à la fabrication des pieds de sapins de Noel.

La cadence est donnée pour 20 000 pieds par jour.

Relocaliser la seconde transformation

C’est aussi le paradoxe industriel du département : il fournit l’essentiel du bois bourguignon, mais ne représente que 12 % des emplois liés au bois dans la région.

Un manque d’activités de valorisation de la ressource forestière expliquerait cet écart.

Pourtant, la filière s’organise : dans le secteur de la Charité-sur-Loire, on se spécialise dans la construction.

Le chêne en perte de vitesse face aux résineux

Le cours des feuillus n’a pas bougé en 50 ans, alors que celui des résineux se porte bien.

Le chêne occupe le marché du tonneau, alors qu’il aurait à reconquérir, à une échelle européenne, celui de la grande qualité, et celui du luxe.

Diversifier les essences

Si le Douglas est actuellement très prisé pour ses propriétés mécaniques, l’avenir de la filière résiderait dans la diversification des essences, comme le cèdre.

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